avec des compléments IA
Nous n’avons pas d’autres choix que de nous adapter et de prendre nos responsabilités aux prochaines échéances électorales.
J’observe que la jeunesse plébiscite le renversement politique. Toutes les générations de jeunes ont vécu, en propre, une première période politique révolutionnaire : Changer par le dégagisme sans nuance. LFI l’a bien compris et en a fait le socle de son électorat. il est vrai que la période actuelle ne dessine pas un avenir prometteur, comme si on ne savait plus donner envie.
l’équation est : donner du pouvoir d’achat = taxer les riches. Pas grand chose ou rien sur la relance de notre économie. On ne veut pas voir la complexité du problème.
Alors nous epargnants, n’avons d’autre perspective que de faire fructifier nos modestes économies pour nous et nos enfants. C’est certainement nécessaire, mais pas suffisant ; Un peu court diront certains, sans souffle d’optimisme.
Pour aller plus loin..
Ce que dit l’actualité aux épargnants
La pression fiscale sur l’épargne monte déjà : la flat tax est passée de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, du fait de prélèvements sociaux relevés de 17,2 % à 18,6 %. Plusieurs pistes sont sur la table pour 2027. Le ministre de l’Économie a confirmé que des prélèvements sur l’épargne salariale étaient à l’étude, et la Cour des comptes a proposé en septembre des évolutions de la fiscalité du patrimoine, pour une hausse globale modérée. En revanche, les propositions publiques consultées ne prévoyaient pas de réforme générale de l’assurance-vie ni du PER. Rien de tout cela n’est voté. Le gouvernement présente d’ailleurs ce budget comme « réversible » après la présidentielle. Ce serait donc une erreur de bouleverser son patrimoine sur la foi de simples hypothèses.
Ce que nous pouvons faire comme épargnants
En se tenant à des principes généraux :
- Diversifier les régimes fiscaux autant que les actifs. Ne pas tout loger dans une seule enveloppe protège contre un changement de règles ciblé.
- Rester sur le long terme. Les règles changent par à-coups, mais un horizon de dix ou vingt ans lisse mieux les décisions politiques que les réactions à chaque annonce.
- Suivre les textes, pas les titres. Les articles alarmistes mélangent souvent pistes, amendements et mesures votées.
- Orienter une partie de l’épargne vers l’économie réelle. Penser aux PEA, aux actions de PME ou au capital-investissement local sont une manière concrète de financer la relance dont nous déplorons l’absence.
Ce que nous pouvons faire comme citoyens
Je crains un vote de rupture sans nuance. Le meilleur contrepoids est de lire les programmes dans le détail, de les comparer sur le financement et la croissance autant que sur le pouvoir d’achat, et d’en discuter avec les plus jeunes plutôt que de leur opposer un constat. L’engagement local et associatif joue aussi ce rôle : c’est là que se transmettent l’envie d’agir et le goût du concret, qui manquent au débat national.
Ce qui est en vigueur aujourd’hui
- Donation en ligne directe. Chaque parent peut donner 100 000 € par enfant, renouvelable tous les 15 ans, complété par un don familial de 31 865 € (article 790 G). Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre 400 000 € par cycle avec le seul abattement parent-enfant.
- Petits-enfants. Les grands-parents disposent d’un abattement de 31 865 € par petit-enfant.
- Assurance-vie. L’abattement est de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans, puis de 30 500 € après. Le capital est transmis hors succession, ce qui rend la rédaction des clauses bénéficiaires décisive, contrat par contrat
Ce qui bouge en 2027, et rien n’est encore voté
Le projet de budget contient un dispositif temporaire sur les dons familiaux d’argent. Dans sa version initiale, il portait à 50 000 euros le plafond exonéré pendant six mois. Les députés l’ont ensuite modifié : le plafond est passé à 100 000 euros et la durée à un an. Ce qui a été adopté à l’Assemblée n’est pas la loi : le texte doit encore franchir le Sénat, et le budget reste menacé de censure
Ce qui se pèse avant de décider
- Attendre ou non. Les règles actuelles sont connues et généreuses. Le dispositif 2027 est incertain et limité dans le temps. Attendre revient à parier sur un texte non voté.
- Calendrier des 15 ans. Un abattement utilisé se reconstitue au bout de quinze ans. Plus on commence tôt, plus on peut faire de cycles.
- Perte de contrôle. Une donation est irrévocable. Le démembrement (donner la nue-propriété, garder l’usufruit) permet de transmettre en conservant les revenus.
- Nature des biens. Argent, titres ou bien immobilier n’ont pas le même traitement fiscal et pratique.
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